Éducation et Agriculture

Education

L’Association Bamtaare de Kounkané, dans son dessein d’accompagner le développement de la commune de Kounkané et l’épanouissement de ses membres et des populations, a pris l’option de mettre comme axes prioritaires de son programme d’action, les secteurs de la Santé, l’Agriculture, l’Éducation et la Formation, l’Alphabétisation, la Jeunesse et les sports, les NTIC et les questions liées à l’environnement.

A cet effet diverses commissions sont mises sur pied pour se partager les différentes tâches de cette immense ambition. Et parmi elles, la Commission qui s’occupe entre autres questions celles de l’Éducation et de la formation.

  • L’Éducation, dans le sens que nous lui attribuons ici, englobe l’enseignement , la formation et l’alphabétisation; si l’enseignement vise à changer les représentations, la formation, elle, vise à changer les pratiques.
  • L’analyse de la structure de la population de Kolda, dont fait partie Kounkané, montre qu’elle est constituée à plus de la moitié par des jeunes de moins de 20 ans. ( Source ANSD, Août 2015). Cela indique l’ampleur des efforts à consentir en infrastructures sanitaires et scolaires mais aussi pour la formation et l’emploi des jeunes. Le taux de dépendance est donc très élevé, soit 85% de personnes à prendre en charge sur 100. 
  • C’est l’Etat qui a en charge l’éducation de tous les citoyens, il construit les établissements scolaires, les pourvoit en personnel salarié qualifié, établit les curricula et en assure le fonctionnement et le contrôle. Il a initié une politique de décentralisation de la gestion administrative et financière des écoles.
  • Au Sénégal c’est le décret n°96-1136 du 27 décembre 1996 qui porte application de la loi de transfert des Compétences aux régions, aux communes, et aux communautés rurales. (voir loi n° 96-06 et loi n°96-07 du 22 mars 1996). Il met en exergue le rôle clé des Parents d’élèves, de la Société Civile et des Partenaires dans la contribution à la vie des écoles. Mais l’analyse de la répartition des compétences proposées par la décentralisation aux trois niveaux (régions, communes, communautés rurales) fait peser les charges les plus lourdes sur les petites entités (communes et communautés rurales). Le transfert de compétences aux collectivités locales n’est pas accompagné d’un transfert suffisant des ressources pour leur mise en oeuvre.
  • L’Association Bamtaare de Kounkané s’inscrit dans le cadre d’un partenariat privé qui revêt en certains de ses aspects la casquette de conseil ou de parent d’élèves pour accompagner l’éducation, la formation et l’alphabétisation. Elle vient en appoint des efforts inlassables fournis par les autorités scolaires, l’administration et la Commune. Mais loin de toute prétention de se substituer à la puissance publique, elle n’en aura d’ailleurs jamais les moyens. La finalité est d’offrir un accès équitable à tous les enfants, la chance de réussir, les conditions optimales pour cette réussite, pour produire un citoyen épanoui et socialement utile à notre village. 

La Commission d’Éducation, qui en outre, prend en charge l’Agriculture, a mené un audit des infrastructures scolaires et une enquête sur l’offre d’éducation à kounkané (voir ci-dessous), ceux-ci montrent l’état de délabrement de certains bâtiments de nos écoles et les déficits en équipements à tous les niveaux qui plombent les taux de réussite. 

NOS OBJECTIFS 

A court terme ( 1 an à 1 an et demi):

OBJECTIFSRESSOURCESECHÉANCERÉSULTAT ATTENDU
1- construction de latrines séparées garçons/filles   1 anToutes les écoles sont dotées de latrines
2- Équipement en ordinateurs, matériel de reprographie et consommables 1 anToutes les écoles sont dotées de tout le matériel
3- Manuels didactiques, fournitures scolaires 1 anToutes les écoles reçoivent une dotation en matériel et fournitures
4- Connexion internet 1 anToutes les écoles sont connectées par wifi
5- Réfection des salles de classe et des bureaux 1 anToutes les salles et les bureaux sont refaits et peints
6- Subvention aux CGE pour créer un fond de soutien à l’ouverture des classes  1 anChaque CGE dispose d’un fond revolving pour entamer l’année scolaire
7-  Scolarisation des filles et leur maintien à l’école. Mobilisation des femmes en Association des Mères d’élèves (AME)Sensibilisation, causerie, rencontres, publicité1 anChaque APE est épaulée par une AME dans toutes les écoles
8-Recrutement massif des enfants au CISensibilisation, causerie, rencontres, publicité1 anTous les enfants en âge d’entrer au CI sont inscrits
9- Campagne pour l’enregistrement des nouveaux-nés à l’État CivilSensibilisation, publicité, collaboration avec le poste de santé et la Mairie1 anTout nouveau-né est automatiquement enregistré. Tout élève au CP dispose d’un extrait de naissance

 A moins terme (1 an et demi à 2 ans et demi) :

OBJECTIFSRESSOURCESECHÉANCERÉSULTAT ATTENDU 
1- Équipement de la Case des Tout-Petits 2 an-La Case des Touts-Petits disposent de tout le matériel de confort et d’acquisition nécessaire  
2- Equipement du CFPT en matériel d’atelier 2 ans et demiLes pensionnaires disposent du matériel nécessaire à la pratique 
3- Renforcement des documents de la bibliothèque du CLAF 2 ansLe CLAF dispose d’une documentation riche et variée 
4- Mise sur pied des Cantines scolaires 2 ansToutes les écoles et la Case des Tout-Petits bénéficient du renforcement nutritionnel grâce à la Cantine 
5- Création de jardins potagers et de micro projets (élevage de poules par expl) dans les écoles 2 ansLes élèves peuvent approvisionner les Cantines scolaires et générer des revenus 
6- Formation et renforcement des capacités des parents d’élèves à travers les APE et les AME  Les parents maîtrisent les politiques éducatives et peuvent participer à l’amélioration de la qualité de l’environnement scolaire 

A long terme ( 2 ans et demi à 5 ans)

OBJECTIFSRESSOURCESECHÉANCERÉSULTAT ATTENDU
1- Construction de nouvelles salles de classe et de blocs administratifs fonctionnelsPartenaires et Etat3 ansLe déficit en salles de classe et bureaux est résorbé
2- Construction de locaux propres au CFPTPartenaires et Etat5 ansUn CFPT construit dans les normes et équipé
3- Construction d’une salle polyvalente pour le Cyber Café, l’alphabétisation et la formation aux NTICPartenaires et Etat4 ansUn complexe multifonctionnel abritant une salle de formation, un cyber et un 
4- Alphabétisation fonctionnelle en langue nationalePartenaires Les auditeurs adultes sont alphabétisés en langue nationale et formés en techniques agricoles et l’entrepreneuriat
5- Programme d’encadrement des producteurs pour l’aménagement  de périmètres agricoles  4 ansSous la houlette de Bamtaare, des jeunes exploitent des périmètres agricoles avec une haute productivité

Des noms qui ont marques l ‘ education a Kounkane : Amadou Moctar Deme, Younoussa diao, Alpha diallo, Ibrahima fofana, bamba ndiaye, Mamadou Diang sy, Mountaga Boiro, Ama tidiane sy, Papa dia, Kabirou Gano, Djidéré Baldé, Tidiane Baldé (thia), Mamadou sy
Sidy sy, Mamadou moctarou Diao, Ibrahima Dembéle, Fatoumata Dia, Mohamed nourou Baldé, Djibril Baldé, Bernard Diedhiou, Jean Charles Manga

Agriculture

  1.  Les fonctions de l’agriculture

Dans le souci de satisfaire ses besoins vitaux (alimentaires), l’homme exploite la terre à travers l’agriculture et l’élevage qui ont une fonction économique et sociale en ce qu’ils fournissent à l’homme des produits alimentaires de qualité et contribuent à la création et au maintien des emplois dans le monde rural (maintien du tissu rural). Par ailleurs, ils participent à l’entretien et à l’aménagement du territoire, à la préservation de l’environnement et à la gestion des ressources naturelles.

  • Les filières

A Kounkané,, les espèces les plus cultivées sont les céréales ou cultures vivrières (mil, mais, riz, sorgho, niébé, manioc…), les cultures commerciales (arachide et coton avec plusieurs contraintes liées à leur marché) et les produits du maraîchage.  L’élevage compte principalement des bovins, des moutons, des chèvres, de la volaille et des animaux d’attelage (notamment l’âne).  La filière laitière n’est pas encore maîtrisée.

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  • Objectif : la sécurité et la souveraineté alimentaires pour lutter contre la pauvreté

Comme base historique de l’économie de Kounkané, l’agriculture, sous pluie, dominée par les petites exploitations familiales, devra améliorer les revenus de chaque famille pour assurer la sécurité et la souveraineté alimentaires, et miser sur le développement de filières à la fois d’exportation et de substitution aux importations (en accord avec les objectifs de la Loi agro-sylvo-pastorale). Cela nécessite de leur renforcer les facteurs de production (la terre, le capital, le travail), les intrants (semences, engrais, produits phytosanitaires…) et l’encadrement technique.

  • Pour  le secteur de l’élevage

 Le projet de la Ferme Intégrée (avec le système agro-sylvo-pastoral), le développement de l’aviculture (poulets du pays et  poulets dits d’élevage) par les GPF et autres GIE, l’opération Tabaski  ¨¨une famille deux béliers¨¨, le développement de l’embouche bovine et de la filière du lait sont autant de projets dont la mise en œuvre devrait contribuer à élever le niveau de vie des ménages.

  • Quelques contraintes

Les contraintes sont liées aux chocs climatiques, à la baisse des rendements agricoles dus à la détérioration des sols, et le difficile accès aux intrants de qualité et au matériel agricole.

  • Propositions de solutions

Il est nécessaire de renforcer les capacités techniques des producteurs pour qu’ils  s’adaptent aux variations du régime de la pluviométrie et maîtrisent la fertilité des sols, et enfin qu’ils aient un accès aux intrants.  Il faut définir le statut juridique  des terres.  L’entrepreneuriat agricole menant vers l’agrobusiness doit d’abord être le fruit d’une initiative locale.

                                                                                      LE SYSTEME AGRO-SYLVO-PASTORAL

  1. Situation de départ 

Compte tenu des contraintes liées au principal facteur de production qu’est la terre (devenue rare et litigieuse pour sa gestion) et à la dégradation des sols entrainant une baisse des rendements, comment peut-on, en un espace réduit, concilier pratique des cultures, élevage et maintien de la valeur nutritive des sols ?

  • Objectifs
  1. Améliorer les rendements des productions agricoles et d’élevage
  2. Protéger le sol et alimenter les animaux à peu de frais
  3. Maitriser la fertilité du sol
  • L’intégration agro-sylvo-pastorale

C’est un système simultané de production animale et végétale qui vise deux objectifs :

  • L’exploitation de la terre par la pratique des cultures, de l’agroforesterie et de l’élevage des animaux
  • La protection et la restitution à la terre de ses éléments nutritifs par la plantation des arbres et la pratique de l’élevage.
  • Exécution et conditions de réussite

Trois activités principales concourent à cette intégration :

  • L’agriculture ou pratique des cultures
  • La pratique de l’élevage
  • La plantation des arbres

Intégrer les trois activités à savoir agriculture, élevage et plantation des arbres, revient à les pratiquer simultanément sur une même superficie de façon à  éviter une compétition entre les actions mais aussi à favoriser une complémentarité. L’agriculture donne à l’élevage ses ressources alimentaires (fourrage, sous-produits agricoles et résidus des récoltes). 

L’élevage donne en retour à l’agriculture la fumure organique (par ses déjections, fèces et urine) et la force de travail (culture attelée).

 Les plantes fixent le sol, en fonction des espèces comme certaines légumineuses, restituent au sol ses éléments nutritifs. Certains arbres fournissent du fourrage aérien.

  • Règles techniques  à respecter

Il y a des règles techniques à respecter pour la réussite de cette ferme intégrée, au niveau de l’agriculture (parcellisation, cultures en couloir, rotation des cultures…),  de l’élevage (effectif en adéquation avec la superficie, sédentarisation. Fabriquer du fumier de fosse fumière…) et de la plantation des arbres (choix des espèces à planter).

  • Avantages et inconvénients

La pratique de la ferme intégrée offre beaucoup d’avantages aux producteurs mais ne négligeons les quelques contraintes de sa mise en œuvre.